Marc Jacobs ne se contente pas de créer des vêtements. Il a changé le vocabulaire de ce qu’ils pouvaient dire.
Vous connaissez le nom. Peut-être possédez-vous un flacon de parfum Daisy. Peut-être avez-vous un fourre-tout de sa marque éponyme qui prend la poussière au fond d’un placard. Mais l’homme derrière ce nom est moins un simple designer qu’un traducteur culturel. Il a pris le bruit de la culture des jeunes, l’énergie brute de la musique et le courage de la rue et les a assemblés en quelque chose que le monde de la haute couture ne pouvait ignorer.
Cela a commencé en trombe. Ou plutôt une chemise en flanelle.
Au printemps 1993, alors qu’il travaillait pour Perry Ellis, Jacobs a lancé une collection qui ressemblait à une gifle à l’époque raffinée et aux épaules rembourrées qui l’avait précédée. C’était du grunge. C’était compliqué. C’étaient des carreaux, des bottes et un sentiment de détachement qui ont trouvé un écho auprès de toute une génération. La presse de mode détestait ça. L’industrie a paniqué. Jacobs a été licencié peu de temps après. Mais l’instant était déjà capturé. Cette collection grunge Marc Jacobs 1993 ne reflétait pas seulement l’époque ; cela a défini un changement dans la façon dont la mode interagissait avec la réalité.
Il n’est pas resté à terre. Il a progressé. Et il a bougé vite.
En 1997, Louis Vuitton avait besoin d’un directeur créatif capable de redonner vie à une marque patrimoniale qui commençait à se sentir un peu raide. Jacobs était le choix. Il y resta seize ans. C’est long dans les années de mode. C’est une éternité. Au cours de son mandat, il ne s’est pas contenté de fabriquer des sacs ; il a fait du monogramme LV le symbole le plus reconnaissable des produits de luxe. Il a collaboré avec des artistes. Il a injecté un sentiment de jeu dans une maison connue pour son sérieux. Il a prouvé que le directeur créatif de Louis Vuitton pouvait être à la fois un homme d’affaires et un artiste sans faire de compromis sur l’un ou l’autre.
Le terrain de jeu du prêt-à-porter
Après avoir quitté Louis Vuitton, Jacobs est revenu à sa propre marque. C’est là que la magie opère réellement pour le consommateur quotidien. Sa ligne de prêt-à-porter Marc Jacobs est un terrain de jeu. C’est ludique. C’est parfois chaotique. C’est souvent génial.
Vous le voyez dans les sacs à main. Le sac Snapshot. Le fourre-tout. Ils sont simples, mais ils deviennent instantanément des classiques. Vous le voyez dans les chaussures. Des semelles épaisses, des couleurs inattendues, des styles qui semblent avoir été dessinés à la hâte mais exécutés avec précision. Et puis il y a le parfum. Parfum Daisy Marc Jacobs lancé en 2007 et est devenu un best-seller pour une raison. Ce n’était pas seulement un parfum ; c’était un accessoire. Ça sentait la liberté. Cela sentait le genre spécifique de New-Yorkaise qui ne se prenait pas trop au sérieux.
Pourquoi il compte maintenant
Nous vivons à une époque où les tendances évoluent plus rapidement que jamais. Ce qui est cool aujourd’hui est mort demain. Jacobs a survécu à ce cycle. Comment? En refusant de choisir un camp. Il mélange la haute couture et la basse culture. Il respecte le métier mais aime le mème. Il comprend que la mode Marc Jacobs ne se limite pas au vêtement ; c’est une question d’attitude.
Il ne vous demande pas d’aspirer à la perfection. Il vous demande de vous engager. Porter le plaid. Pour porter le sac bruyant. Sentir comme




















